Pascal Depresle

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J'AI TROP TRAÎNÉ SOUS LA PLUIE

Ce sera le titre de ce récit.
Parce qu’il me reste encore des gouttes qui ne veulent pas partir, ni de ma peau, ni de mes yeux, parce que le soleil, qu’il soit de n’importe quelle saison, ne sèche jamais vraiment tout à fait ce qui est fait de chair et de sang, ce qui est fait de blessures et de cicatrices, de douleurs et de souvenirs.
Ces souvenirs que je viens vous livrer ici.
Un éditeur, à qui j’en avais montré la première version, m’avait mis en garde sur le fait de ne pas en faire un long cortège funèbre, puisqu’il y trouvait également de la lumière. Promis, je vais m’y atteler, mais ne m’en voulez pas si vous trouvez que, par moment, la vie est cruelle, trop cruelle, je ne choisis pas les couleurs qui dansent autour de moi quand mes souvenirs s’en viennent toquer à la porte de mon inconscient. Dans ces moments, je revois les visages rieurs, les enfants, les moins jeunes, les buveurs qui parlaient fort, ceux, les taiseux, qui n’en disaient mot, mais n’en perdaient pas une miette.

 
 
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